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Les Spectacles de Ja Foire.
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aux fieurs Gaillard et Dorfeuille pour 15 années, pour par eux les régir et gouverner foit dans leurs emplacemens actuels, fi les fieurs Gaillard et Dorfeuille en traitent avec les propriétaires, foit dans tous autres endroits qu'ils fe procureront avec l'agrément du fleur Lieutenant général de police et aux charges et conditions auxquelles ils fe font fournis folidairement. » L'Académie royale de mufique n'accordoit donc pas aux fieurs Gaillard et Dorfeuille le droit de fe fervir des trois falles du fuppliant et de fés affociés, elle le leur perraettoit feulement, mais toutefois en traitant avec eux : fans l'exécution de cette première condition, il falloit abfolument conftruire trois autres falles, mais alors il falloit obtenir l'agrément du fieur Lieutenant général de police. Cette claufe n'avoit abfolument pour objet que d'empêcher les fieurs Gaillard et Dorfeuille de ruiner les fupplians ou en ne fe fervant pas des trois falles ou en faifant dans le traité une loi trop dure. « Les fieurs Gaillard et Dorfeuille », continue l'acte, « payeront aux anciens directeurs defdits fpectacles les indemnités ou penfions qu'ils ont droit de prétendre légitimement. » L'Académie royale de mufique reconnoiffoit donc qu'il étoit dû au fuppliant et à fés affociés des indemnités ou penfions et qu'ils avoient le droit d'en prétendre légitimement. Ces indemnités étoient juftes. Le fuppliant et fés aflbciés avoient le privilège d'exploiter le théâtre des Variétés-Amufantes; ils avoient été obligés, pour l'exercer, de faire beaucoup de dépenfes, d'acheter des pièces, de faire faire des décorations, des habits; ils devoient retirer des bénéfices qui les auroient dédommagés; ils s'en trouvoient privés par le bail fait aux fieurs Gaillard et Dorfeuille. Les trois falles qu'ils occupoient leur avoient confidérablement coûté à établir. La perte pour eux étoit réelle, foit qu'ils en traitaffent ou qu'ils n'en traitaffent pas ; il étoit bien jufte qu'on les indemnifât. On ne pouvoit pas équitablement leur refufer des penfions, ils avoient rendu à l'Opéra et aux hôpitaux des fervices trop réels et trop importans par leurs travaux etleurs peines. L'Opéra a, pendant quelques années, retiré 12,000 1, par année de leur fpectacle ; par la fuite il en retira trente. Les regiftres de recette prouvent que les hôpitaux avoient reçu 51,000 1, pour un anet qu'ils devoient par la fuite en. retirer la même fomme. Qui plus qu'eux méritoit pention? Et qui devoit acquitter ces penfions et indemnités?... Les fieurs Gaillard et Dorfeuille. Ils payeront, dit le bail, aux anciens directeurs defdits fpectacles les indemnités ou penfions qu'ils ont droit de prétendre légitimement. Il falloit donc préalablement à toute prife de poffeffion et avant de faire ufage des trois falles et même du privilège, régler et payer la quotité des indemnités, régler et alTurer la quotité et le payement des penfions. Si, -fur la fixation de la quotité, il y avoit des difficultés, il. falloit la faire décider par les tribunaux. Voilà la conduite que lefdits fieurs Gaillard et Dorfeuille devoient tenir. «Ils maintiendront », continue le bail, « et exécuteront tous les marchés faits par les entrepreneurs actuels de l'Ambigu-Comique et des Variétés-Amufantes, avec les différens fujels employés auxdits fpectacles jufqu'à Ia clôture annuelle et prochaine defdits théâtres. » Sans l'exécution de cette
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